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Le recueil de nouvelles en livre… ou en e-book

Delphine Laurent

 

Titulaire d’une Maîtrise de langues, Delphine Laurent est une apprentie écrivaine coincée dans un corps d’assistante administrative. Elle fait régulièrement sonner les portiques au supermarché, en raison des livres de la bibliothèque municipale qu’elle trimballe partout avec elle. Férue de lecture et d’écriture, sa passion pour les mots est presque aussi forte que son addiction aux chaussures. Son rêve ? Avoir son nom en vitrine des librairies.

Nouvelles déjà parues :

Marraine de guerre – Recueil L’Amour se livre (Salon du Livre d’Oloron Sainte-Marie, Editions Livres Sans Frontières, 2013).

Le songe d’une nuit d’hiver – Recueil Biographie d’un stylo et autres textes (Concours de textes « A haute voix », Revue littéraire Le Traversier, 2013, www.letraversier.fr)

A paraître :

Il était une (autre) fois – Concours de nouvelles Une robe rouge sur la table (Salon du Livre de Tournus, Edilivre, 2014).

 

Post Mortem :

Nouvelle écrite bien avant le lancement du concours Père-Lachaise. Aucun fantôme n’a été maltraité lors de la rédaction de ce texte.

 

La Mort vide son sac :

Au Père-Lachaise (Michel Dansel, Fayard 2007).

Jim Morrison, Oscar Wilde, Colette, Alfred de Musset, Frédéric Chopin, Molière (Jean-Baptiste Poquelin, dit), Jean de La Fontaine.

 

Post-mortem

 

Extrait

 

Chaque année, elles reviennent : les crêpes à la Chandeleur et les huîtres à Noël. Dans l’absolu, je n’ai aucun mal à me gaver des unes ou des autres jusqu’à l’indigestion. Ce qui en revanche me donne la nausée, ce sont les fêtes de ce genre, qui ont la bonne idée d’être aussi réglées qu’une horloge suisse. Parfois, j’aimerais que le calendrier ait des trous de mémoire. Hélas, même si je parvenais assez bien à traiter ces dates-là comme des jours ordinaires, il en était une qui n’avait rien à voir avec un quelconque réveillon et qui, chaque année, ne me donnait pas la moindre envie de déboucher le champagne…

Sentant mon cœur me remonter dans la gorge, sensation familière qui accompagnait mes visites en ces lieux, j’entrai par la rue des Rondeaux et pris l’allée de droite.

 

La mort vide son sac

 

Extrait

 

Le front moite, je refermai la porte du bureau du rédacteur en chef en me disant que, cette fois, j’étais cuit. Je dus bien rester immobile quelques secondes, la main reposant encore sur la poignée, le cerveau pédalant dans la semoule. Je traversai l’open-space comme un automate, et lorsque j’arrivai devant mon bureau, je me mis à rassembler mes affaires machinalement. J’hésitai à tout embarquer, à faire place nette. Cependant, il faudrait bien que je revienne, au moins une dernière fois, pour rendre mon papier. Enfin… si toutefois j’arrivais à pondre une ligne.

– Mais vous ne pouvez pas regarder devant vous ?

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