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Le recueil de nouvelles en livre… ou en e-book

Jacques Waelès

Jacques Waelès a 55 ans. Chacun s’accorde à dire qu’il parait moins… Dans son jeune temps, il était convaincu qu’un jour, il vivrait de sa plume, mais les semaines, les mois, les années ont passé, et, pris dans les turbulences de la vie (famille, travail, sport….), il n’a jamais produit la moindre ligne.

Jusqu’au jour où sa commune, Bondues près de Lille, a organisé un concours de nouvelles dont il a entendu parler. Le thème était « Lumière » Il a rédigé « le siècle des lumières » en six pages et gagné le concours. Galvanisé par cette réussite, toute relative, car c’était un petit concours, il s’est mis à écrire un premier roman, justement intitulé « Vivre de sa plume », dont il fut très fier. Il s’agissait d’une histoire d’amour improbable sur fond de pandémie mondiale de grippe aviaire. Quiconque commencerait à lire ce récit, ne pourrait s’en détacher avant la dernière ligne ! Mais il n’a ému que lui : aucun éditeur n’a souhaité l’accueillir. C’était sans compter sur l’opiniâtreté de Jacques qui a rédigé d’autres nouvelles dont voici un spécimen, et qui envisage de commencer un second roman. Celui-ci, n’en doutons pas, sera couronné de succès !

Sa nouvelle du Père Lachaise, s’appelle « Des voisins gênants ». Les personnages célèbres auxquels il fait référence, sont : Frédéric Chopin, Edith Piaf, George Sand, Le Baron Haussmann, Jim Morrison, Marcel Cerdan. Mais ne perdez pas de temps, lisez la et soyez transportés !

Des voisins gênants

 

 

Extrait

 

Bonsoir chère Madame, ce n’est pas la première fois que je vous croise. Vous habitez dans les parages ? Oui, la seconde allée à droite, dix huitième tombe. J’y suis depuis cinquante ans. Cinquante ans ? Vous êtes plutôt bien conservée ! Merci c’est élégant, c’est bien ma chance, pour une fois que je rencontre quelqu’un, c’est un goujat. Pardonnez-moi, je plaisantais, je suis comme vous, un peu seul et j’ai du vague à l’âme, aussi quand je peux faire de l’esprit…

Vous êtes bien, là-bas ? Moi je suis juste ici, regardez, on peut lire mon épitaphe de là où l’on est. Ah oui…

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