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Julius Nicoladec

Personne n’étant parfait, Julius Nicoladec tenta de longues décennies, avec patience et non sans naïveté, « d’enseigner » la philosophie, principalement à Reims, en France. Déchargé par l’âge de cette fonction héroïque, il consacre désormais son temps, parmi d’autres occupations assez hétéroclites, à produire à rythme lent nouvelles, essais, petits dossiers divers, avec comme foyer central le site nicoladec.fr. Pas tout-à-fait un changement de vocation, mais plutôt une autre manière de persévérer dans l’approche des choses à coup de petites illusions…

En 2013, publication d’une nouvelle dans la revue Cholïambe d’Auxerre (Initiation) et d’un recueil (Désenchantements) aux éditions Lulu. En 2014, publication de nouvelles dans la revue Florilège de Dijon (Suivre ou ne pas suivre), dans la revue Moebius de Montréal au Canada (Monophonie 3:49), dans la revue Harfang d’Angers (Chaperons et camélias), aux éditions Edilivre (L’esperluette culbutée). Et d’autres projets, à suivre sur nicoladec.fr…

« Case 5011, conversation douce-amère pour occuper l’éternité » provient de la rencontre, par l’intermédiaire des cases funéraires du Père Lachaise, de trois chocs émotionnels de l’auteur. L’inoubliable et bouleversant cri de douleur de Maria Callas, à la fin de la Tosca de Giacomo Puccini, « Cosi? Finire cosi? Cosi! ». L’extraordinaire puissance perfide de Régine Crespin en Kundry, dans le Parsifal de Richard Wagner, dirigé par Hans Knappertsbusch. Et la photo fascinante et énigmatique, sur la porte de la case 5011, de Leïlah Mahi, célèbre de par cette seule photo qu’on ne sait même pas comment interpréter. Femmes fatales posthumes, le temps ne fait rien à l’affaire…

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Case 5011 – Conversation douce-amère pour occuper l’éternité

Extrait

Entre cendres de prestige, il nous arrive de nous entretenir avec nostalgie des temps anciens. Avant notre installation, Maria et moi-même, Régine, nous nous connaissions de vue, mais nous n’avions jamais été de grandes intimes. C’est souvent la règle quand on occupe le même créneau, et nous étions toutes deux sopranos de renommée internationale. Maintenant que nous demeurons non loin l’une de l’autre, c’est devenu une franche complicité. Nous fumes toutes deux d’inoubliables Tosca, nous fumes toutes deux vedettes à Bayreuth, ça crée des liens. Et nous avions eu d’autres passions communes. Nous laissions rarement un homme, surtout célèbre, se défiler sans nous avoir rendu hommage. Certains, demeurant non loin d’ici, en ont sûrement encore de chauds souvenirs.

 

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