Sélectionner une page

Paul BENEZET

 

Papyvore (homme d’un certain âge amateur de lecture et d’écriture), économiste de formation, autrefois directeur marketing, communication, commercial et consultant dans les domaines informatique et monétique, il pratique aujourd’hui avec passion, outre l’écriture, la peinture numérique.

Une quinzaine de ses nouvelles ont été publiées dans des ouvrages collectifs en France et à l’étranger – Flora, E Pericoloso…, Un forfait avec mobile, A Gabrielle endormie, Dans les vignes du « saigneur »,  Gaby Blues, Remords à Venise, Le Loge, L’âme sœur, Méfies-toi des baleines, etc. – à l’occasion de concours auxquels il participe assidûment depuis son arrivée à la retraite.

Sur sa table de travail, actuellement en chantier : un album pour enfants, plus particulièrement destiné à ses quatre petites filles, la publication d’un recueil de nouvelles primées ou inédites, et l’écriture de deux livres, extensions de textes courts existants.

LE MOT DE LA FIN

Extrait

 

— Sois prudente, n’allume pas, on pourrait s’étonner de voir les bureaux éclairés à cette heure, un dimanche.

Il s’installe devant la console de l’ordinateur, le met en marche. L’écran souligne de reflets bleus les contours de son visage. Un bref jingle : Le système est prêt.

— Ça par exemple, viens voir !

Elle sort de la pénombre et s’approche, mince silhouette que l’on devine à peine dans le faisceau intermittent du néon qui clignote sur la façade de l’immeuble : LES ÉDITIONS DU TREMBLE. Avec un logo, un arbre rouge sang.

Au milieu de l’écran, placée en évidence, une icône en forme d’enveloppe porte l’inscription : Pour Anne

— Qu’est-ce que signifie… grommelle l’homme. Il se lève et cède sa place.

© Nouvelles Magazine
Visit Us On TwitterVisit Us On FacebookVisit Us On Google Plus