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Le recueil NOUVELLES ÉMOTION en livre et en e-book

 Stéphane Werth

 

Natif de Valence, j’ai longtemps vécu en région parisienne, avant et après des études à Poitiers où j’ai découvert la fièvre de l’écriture grâce à une revue littéraire Ailleurs, fondée par deux copains. J’avais 20 ans, c’était en 1992. Sans ambition ni discipline de travail, cette fièvre est retombée. J’ai bien eu quelques poussées, mais sans persistance des symptômes je n’ai consulté aucun spécialiste.

J’ai posé mes valises à Chartres en 2001. J’ai été pris d’autres fièvres qui me rongent encore : plongée, spéléo, randonnée, voile. Et puis deux de mes textes publiés en poésie et prose sur la revue numérique www.ecrits-vain.com m’ont convaincu qu’il fallait vraiment faire quelque chose. Alors j’ai poussé la porte d’un atelier d’écriture. Depuis j’ai publié une nouvelle dans la revue numérique  l’Ampoule www.editionsdelabatjour.com (Orpailleur – juin 2013) reprise en lecture audio sur le site http://mesyeuxvosoreilles.free.fr (lecture n° 208), et j’ai décroché le 2e prix 2013 du concours de nouvelles de Fontaine Française (Suceur de Pile).

stephane.werth@libertysurf.fr

Dom Juan

 

Extrait

 

Dans ces moments-là, je ne me dis pas que j’ai étudié des langues étrangères, le français, les sciences, l’histoire, la philosophie. Je ne me dis pas que j’aime le supplément livres du Monde, qu’il fait trente degrés en Guadeloupe, que je n’ai pas fini le tour de l’île à la voile, que la Polynésie est loin là-bas et qu’un jour peut-être, je ferais de l’atoll. Non, je ne me dis pas tout ça mais je pense secrètement que Mary Poppins est tombée à Dien Bien Phu en sautant sur une mine, et qu’il me faut décoloniser l’empire des rêves de filles, de soleil et de plongée.

La matinée s’achève. La transhumance marque une pause.

© Nouvelles Magazine
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