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Les gagnants du N°1 – Sandira Belmude Quirin – Père Lachaise 2

Les gagnants du N°1 – Sandira Belmude Quirin – Père Lachaise 2

Sandira Quirin, biographie

Comment résumer en quelques lignes toute une vie? Quasi impossible. Et puis quel intérêt de savoir que je suis née un soir de décembre dans le sud de l’Inde, que j’ai passé ma vie à voyager grâce à un papa diplomate, que j’ai passé mon bac à Singapour pour ensuite faire des études au Canada ? Qui veut savoir que depuis toute petite je joue avec les mots pour me tenir compagnie, pour écrire ce que je tais? Cela intéresse-t-il quelqu’un d’apprendre que j’ai fini par poser mes bagages dans un petit coin de Normandie où je travaille avec mon mari en regardant avec fierté nos enfants grandir ? Je ne pense pas. Mais puisque notre point commun ce sont les mots, parlons-en. En février dernier j’ai osé, sous l’insistance de ma sœur et amie, montrer mes écrits à un éditeur. Surprise ! L’éditrice en a fait un recueil publié cet été, et chose incroyable nous préparons le deuxième. Alors je me suis laissée tenter par ce concours sur le thème du Père Lachaise et la encore, une bonne nouvelle. Cela m’amène à aborder mon univers, de ce que l’on ne voit pas mais qui existe, de cette lueur dans les épreuves, même les plus terribles. En parler serait trop long, mais si vous avez envie de voyager dans mon monde, je vous y attends.

 Sandira Belmude Quirin

Lisa

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Comme tous les matins, Kurt s’étire de sa longue nuit avant de s’installer sur le pallier de sa demeure. Un café serait le bienvenu mais cela fait plus d’un demi-siècle qu’il n’en a pas bu. Pourtant, en se concentrant bien il arrive à se souvenir de l’arôme qui, à l’époque, se dégageait de la petite tasse et en faisant un effort de plus, il lui semble même percevoir le goût amer glisser le long de sa gorge.

 

Assis sur le granit froid, il observe. Il ne fait plus que ça, observer. Le temps est long. Son voisin de gauche lui a dit un jour :  » considère cela comme ta retraite. » Tu parles d’une retraite ! Elle n’en finit pas et il n’y a rien à faire sinon attendre on ne sait quoi. Parfois une visite, son fils et sa belle fille qui apportent des fleurs, font un brin de ménage sans un mot avant de repartir. À quoi bon venir puisqu’ils ne lui parlent pas. Certes il est mort mais il n’est pas sourd !

 

Kurt observe donc en soupirant les grandes allées habillées d’arbres. Dans quelques minutes les portes s’ouvriront pour laisser entrer ceux qui ont perdu un proche mais aussi les curieux, les touristes à la recherche de célébrités, plan en main débutant une sorte de chasse au trésor. Il ne se fait pas d’illusion. Il n’est pas sur le plan.

 

Pour s’occuper il essaie de deviner les relations qu’avaient ses voisins avec leurs visiteurs. Devant les larmes il comprend le manque mais le silence lui pose plus d’interrogations. Étaient-ils si mauvais qu’on ne les pleure plus, ou est-ce l’oubli ? Aucune réponse pour le moment. Bien sûr il s’est remis en question lui aussi, pour comprendre, pour occuper le temps. Sa vie n’était pas exaltante mais il a toujours été là pour sa femme et son fils. À ce sujet, cela fait longtemps que son épouse ne lui a pas rendu visite et comme son fils ne lui parle pas, il ne sait toujours pas pourquoi. Il en est de même pour certains voisins de son « quartier », ils sont partis on ne sait où.

Leurs familles viennent encore devant leur dernière demeure et ils ne se rendent même pas compte qu’elle est vide  ! Et pourquoi est-il, lui, encore là ? Timide de nature, il n’ose pas se renseigner. Ou à-t-il peur des réponses ?

 

Tiens, un visiteur. Une petite fille. Cela fait déjà deux jours que Kurt l’a repérée, sillonnant les allées d’un pas léger. Même si elle s’arrête volontiers non loin de lui, il est peu probable qu’elle soit de sa famille, à moins que sa mémoire ne lui fasse défaut.

Contrairement aux autres enfants qu’il voit régulièrement courir en riant, celle-ci a le regard triste. Tellement triste qu’il arrive à l’atteindre et le troubler. Allez, il faut oser…

 

— » Bonjour… »

La fillette sursaute.

— » Je ne voulais pas t’effrayer. Je m’appelle Kurt, et toi ?

  • Lisa, bonjour monsieur.
  • Que fais-tu ici toute seule ? Où sont tes parents ?
  • Je ne sais pas. Je ne trouve plus ma maman. »

 

Kurt est bouleversé devant cette petite poupée blonde aux cheveux ondulés qui couvrent ses épaules fragiles.

 

  • « On va la retrouver, je vais t’aider si tu veux. »

 

Lisa lui tend la main et hoche la tête en signe d’acquiescement. Cela fait si longtemps qu’il n’a pas tenu la main d’une enfant qu’il ose à peine la saisir de peur de lui faire mal. Du haut de son mètre quatre vingt dix, qui faisait son charme à l’époque, il lui sourit.

Ils parcourent ainsi les allées, les chemins, à la recherche de la maman. Lisa ne dit rien, elle avance au rythme de Kurt, tournant parfois la tête à gauche, à droite, dans l’espoir de reconnaître la silhouette maternelle. Parfois elle s’arrête pour ramasser des feuilles d’érables que l’automne commence à semer.

 

  • « Je vais faire un bouquet pour maman. »

 

Attendri, Kurt passe sa main dans les boucles blondes avant de poursuivre ses recherches. Au passage il demande à une petite grand-mère, si, par hasard, elle aurait vu quelque chose. Émue à son tour par cette enfant au regard triste, elle décide de mobiliser tous les défunts qu’elle connaît. Une véritable chasse à la maman est organisée.

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Les gagnants du N°1 – Michel Maruenda – Père Lachaise 2

Les gagnants du N°1 – Michel Maruenda – Père Lachaise 2

Ingénieur, Michel MARUENDA a fait carrière dans des grands groupes des secteurs de l’énergie et de l’environnement, sur la France et à l’international.

Depuis 2009, il accompagne des cadres dirigeants pour les aider à booster leur motivation et leur performance dans des environnements professionnels en profonde mutation.

Parallèlement, il réalise des travaux d’écriture nourris par son observation du monde qui l’entoure.

Michel Maruenda

Mes amours mortes

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J’ai un âge dit canonique, et pourtant, cela fait des lustres que je ne suis plus canon. Au fil des ans, je suis devenue transparente aux yeux de ces jeunes hommes que je croise sur les boulevards de Paris et qui me regardent sans me voir.

Quand je pense que, lorsqu’ils me rencontraient, leurs grand-pères, à leur âge, bavaient sur mes rondeurs, et sentaient leur palpitant s’emballer ! Depuis, mes attraits se sont noyés dans les eaux de la Seine et je ne suis plus qu’une vieille pomme fripée.

Alors, chaque vendredi, après ma sieste, je me rends au cimetière pour retrouver mes vieux amants. Ce rendez-vous hebdomadaire, c’est mon cinq à sept à moi, mon rancard amoureux avec les restes de mes chevaliers servants et de mes souvenirs. C’est ma vie intime de petite vieille, et c’est mon secret. Personne ne sait, pas même mes petits-enfants. Ils ne comprendraient pas. Ils se moqueraient. Peut-être-même, certains voudraient me faire interner. « Pour mon bien » qu’ils diraient.

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Les gagnants du N°1 – François Camper – Père Lachaise 2

Les gagnants du N°1 – François Camper – Père Lachaise 2

François Camper : biographie

De ma naissance à Besançon (Doubs) en 1947, je n’ai, vous vous en doutez bien, aucun souvenir. Mais de mes années d’étude, jusqu’au bac, si ! Un plaisir d’écrire, de raconter qui traverse toutes les années collège et lycée, mais un bac math élem. Par goût et non en raison d’une quelconque dictature des matières scientifiques.

Après le bac, je quitte la Franche-Comté pour la Bretagne. Complète ma formation par deux années d’études philosophiques puis un retour aux amours scientifiques en licence de physique-chimie… abandonnée en fin de 2e année.

En 1970 je commence ma vie professionnelle comme professeur des collèges (matières scientifiques) puis oblique rapidement vers le journalisme. La raison a pris le dessus, j’ai fini de balancer, je choisi l’écriture ! Pendant 30 années, à Nantes, Vitré et Rennes, au sein du journal Ouest-France, j’apprends à écrire clairement, rapidement… et court, mais l’exercice laisse peu de place à la créativité.

Fan de musique classique, pour satisfaire cette envie de raconter autre chose qu’une actualité parfois bien banale, j’exerce en parallèle une activité de critique musical pour mon journal mais aussi Répertoire puis Classica. Spécialité : musiques anciennes. Ce sera l’occasion de faire, chez les interprètes autant que dans les répertoires, des rencontres chargées d’émotions propres à débrider la plume (puis le clavier).

Aujourd’hui à la retraite, j’ai de nouveau traversé la France pour revenir au pays. Mais, après avoir vécu dans de grandes métropoles, j’ai décidé de m’arrêter dans un tout petit village de montagne à quelques centaines de mètres de la Suisse. Un autre mode de vie ! Avec ses valeurs et ses travers que j’observe avec intérêt et attention et que je retranscris en contes et nouvelles sans avoir encore osé les partager.

François Camper

Le théorème du « Triangle »

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Les grands cimetières n’ont rien de lugubre. Même sous la lune ! Il s’y produit d’étranges rencontres. On y entend de curieuses conversations. En fait on y vit intensément… Vous voulez vous en convaincre ? Suivez-moi dans le carré des poètes au cimetière du Père Lachaise. Tendez l’oreille et ouvrez les yeux.

  • Pierre, réveille-toi !

 

 

  • Bon sang, fait un effort, bouge-toi un peu. Tu ne vas pas passer ton temps à dormir.

 

  • Oh, Frédéric, laisse-moi un peu tranquille. Je pense ! Tu crois que c’est facile de raconter des bêtises. Il me faut du temps pour donner l’impression que j’ai la répartie facile. Si tu l’as oublié, on est quand même un peu déconnectés de la réalité maintenant. Et puis, flûte, est-ce que je te dérange quand tu composes en cachette ?

 

  • Joue pas au cabot, Pierre. Ce n’est pas ton genre

 

  • Tu veux encore me faire écouter un de tes innombrables « nocturnes » ? T’arrêtes pas depuis que tu es enfermé sous ta pleureuse. C’est pas parce qu’on nous a abandonnés sous terre et qu’on ne revit que la nuit qu’il faut nous bassiner avec tes accords langoureux et tristes à en mourir. Change de registre Fred ! Lâche-toi. Qu’est-ce que tu dirais d’une
  • bacchanale ? Au moins on pourrait rigoler un peu tous ensemble. Demande à ton voisin Luigi si tu ne sais comment t-y prendre. Ou à Michel. Il avait le piano un peu plus joyeux que toi !

 

  • Je t’ai connu plus drôle. Tu es en panne d’inspiration ou tu fais la tronche ? Si je te hèle, c’est que j’ai besoin de toi !

 

  • Bon, allez, vas-y, accouche.

 

*

*  *

 

  • La nuit est tombée depuis longtemps sur les allées du cimetière du Père-Lachaise. L’espace appartient aux seuls « défunts ». Enfin, pas si morts que cela les pensionnaires éternels. Derrière les grands murs, cela bouge autant que de jour, mais jamais vous n’en serez témoin. A moins de me suivre…

 

  • Si ce soir, Bosquet Delille, au bout du Chemin Denon, dans le carré des poètes, l’ambiance semble un peu électrique, l’ambiance est en général plus détendue. Voire bon enfant.

 

  • La vedette, ici, c’est Frédéric ! Frédéric Chopin. Tout le jour ça se bouscule autour de sa tombe. La muse éplorée qui veille sur lui préfère cacher son regard. Lui, le pauvre, il en attrape le tournis. Au point, dès que les portes du grand cimetière se ferment sous la lumière incertaine de la lune, d’éprouver le besoin de s’échapper et d’oublier fans et groupies. Faut dire qu’il les supporte depuis 165 ans ! Des jeunes, des vieux, de toutes nationalités ; des blancs, des jaunes, des noirs… Sûrement qu’un jour, il verra des petits hommes verts venir fleurir sa tombe. Un brouhaha incessant, des bousculades… et ces fleurs ! Par dizaines, par centaines, par milliers… Il a horreur des fleurs !
  • Pour oublier, chaque soir, une fois le calme retrouvé, Frédéric part faire la fête avec ses voisins.

 

*

*  *

 

  • Tiens, au passage, me souffle en aparté, l’un des voisins du musicien, Pierre Desproges, le Pierre que hélait Frédérique au début, «la « Fête des voisins » c’est dans les cimetières qu’elle est née. Pas dans les HLM de la région parisienne ! Ici tout est aboli. Le temps et les privilèges, tout comme les classes sociales. Les monuments les plus grands, les plus riches ou les plus extravagants ne sont là que pour témoigner d’une gloire ou d’une puissance bien passée. Aujourd’hui, tous ceux qui y ont élu domicile sont sur le même pied, dans l’égalité la plus complète. Cela aide dans les rapports humains ! Tu me crois ou pas, ça m’est égal. Mais il était nécessaire que je t’en informe, foi de Monsieur Cyclopède ! ».

 

*

*  *

 

  • Mais revenons à Frédéric ! Et à ses voisins. Sous les grands arbres centenaires, le quartier du chemin Denon et ses alentours ne sont finalement pas si mal famés. Une poignée de musiciens aux styles très divers, voire opposés. Luigi Cherubini, Gustave Charpentier, Michel Petrucciani, Mano Solo… Et à peine plus loin, un peu isolé, et volant parfois la vedette à Frédéric, Jim Morrison !

 

  • Si Luigi, le « vieux » maître italien, garde une certaine distance – il en veut encore au polonais d’avoir brillé plus que lui dans les salons parisiens – les autres aiment comparer leurs styles. Petrucciani subjugue Frédéric.

 

  • « Une chance pour moi que tu sois né un siècle et demi plus tard. J’aurais eu quelques soucis à me faire côté virtuosité. Va falloir que tu m’apprennes deux trois trucs. »

 

Les rencontres entre les deux pianistes finissent toujours dans un grand éclat de rire et une sarabande de vingt doigts déliés sur un clavier imaginaire. De mémoire de résident, aucun piano n’ayant franchi les murs du cimetière !

 

Conteurs et amuseurs font aussi partie de la bande. Quand il décide de prendre l’air, Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, l’auteur de « Paul et Virginie », le plus délicat des romans d’amour, impose à tous le silence. « Faut pas que je vous laisse dans l’ignorance. Je me dois de vous narrer les vraies amours de mes héros. C’est plus proche du Marquis de Sade que d’une bluette. N’oubliez pas que Virginie était la fille d’un libertin ! Aujourd’hui, je ne crains plus rien. Mais à l’époque si l’on voulait vivre libre, il valait mieux rester dans les clous de la morale. Pas question pour moi de vivre comme le « divin marquis » qui n’aura pas vu plus le jour pendant sa vie qu’après sa mort !  »

 

L’accumulation des détails ne manque jamais de semer le trouble dans les corps décharnés et refroidis de son auditoire. Le plus assidu est Pierre Desproges. Il jouit de cette littérature salace enfouie sous des siècles d’oubli. Il se défoule.

 

  • Ça y est. Ça recommence. Y a ma libido qui me chatouille. J’arrive plus à bosser. Coucher, baiser, sauter, y a plus que ça qui compte, je n’arrête pas…. »*

 

Peut jamais aller plus loin ! Claude Chabrol le coupe à chaque fois. Ça l’amuse de trancher et de détourner les profondes pensées de son ami. Et puis il a tant d’images qui l’obsèdent qu’il lui faut sur le champ raconter le film qu’il est en train de monter dans sa tête.

 

  • «Jacques-Henri, te rends-tu compte ? C’est puissant ton histoire ! Un conte pervers à la Régine Deforges ! Tu avais deux siècles d’avance… Mais comment raconter ça sans se faire censurer. Pas simple… »

 

  • « Fait pas ton cinoche, Claude. La pellicule restera dans ta tête. C’est fini les cinés des grands boulevards ou les cinoches de quartier » se venge à chaque fois le caustique Desproges.

 

Le prude Frédéric aux amours féminines plutôt difficiles ne s’accommode guère, lui, de ces déballages érotiques mais la peinture, à la fois précise et magnifiée par les talents du conteur, du décor luxuriant des amours de Paul et Virginie lui font tendre l’oreille jusqu’au terme du récit. D’autant que le dénouement change au gré de l’inspiration.

 

Ainsi va la vie nocturne au Père-Lachaise.

 

*

*  *

  • ..

 

  • Oui, Fred, qu’est-ce qu’il t’arrive pour être aussi insistant ? Les copains te gonflent ?

 

  • Laisse tomber, ils s’amusent. Un peu grassement, mais ils s’amusent.

 

  • Il va bientôt faire jour. Tout va rentrer dans l’ordre. Et nous au bercail. Enfin, dans le trou !

 

  • Justement faut faire vite. As-tu déjà jeté un œil discret quand, de jour, seuls les vivants sont dehors ?

 

  • Ben, oui, c’est parfois marrant.

 

  • Et souvent instructif. Tu es franc-maçon, Pierre ?

 

  • Tu n’es vraiment pas bien… Tu me connais encore mal. Quelle idée ?

 

  • Alors, tu ne me feras pas le coup de la symbolique franc-maçonne.

 

  • ?

 

  • As-tu remarqué la tombe qui est en face ? « Rouland » ?

 

  • Oui, très « fin XIXe », sans grande valeur artistique. Tout à fait commune !

 

  • Je te croyais plus observateur…

 

  • ?

 

  • Toi, moi et eux, on est placés aux trois sommets d’un triangle équilatéral.

 

  • ?

 

  • Rigole si tu veux, mais j’ai le sentiment qu’on est réunis dans une même communauté.

 

  • Tu exagères. Qu’est ce qui te permet d’affirmer une énormité pareille. On ne les a jamais vu fréquenter nos petites fêtes et sorties…

 

  • Sont sans doute un peu timides. Ils n’ont pas l’habitude des planches et du spectacle. Surveille un peu ce qui se passe dans la journée et on reparle à la prochaine sortie.

 

  • Ça marche. Allez, bonjour ! Dors bien. Et s’il te vient l’envie de composer, fais-toi aider par Petrucciani !

 

L’attente fut de courte durée.

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